Les lacunes ont été comblées avec du modostuc(c) et des réhauts ont été fait au pinceau fin pour imiter la facture de la peinture.
2011-06-07
Masticage et retouche
Les lacunes ont été comblées avec du modostuc(c) et des réhauts ont été fait au pinceau fin pour imiter la facture de la peinture.
2011-04-20
Pose d'incrustations
2011-04-04
2010-05-31
Cartonnage
L'oeuvre présentait des déformations ( gondolements). Ces déformations ne se résorbaient pas après extension de l'oeuvre.
-Nous avons tenté un cartonnage afin d'aplanir l'oeuvre.
-Cette intervention nous permettra aussi d'intervenir sur le support pour incruster des fils ou pieces de toile aux zones lacunaires.
-L'oeuvre restera ainsi plan pendant un long lapse de temps.
-La veille, nous avons encollé une protection de surface (voilage ou facing) sur une des faces pendant que l'oeuvre était encore en extension. Le séchage a été progressif et naturel.
-Le lendemain, nous avons préparé le fond (planche de contre-plaqué) pour accueuillir l'oeuvre. Nous avons retiré l'oeuvre du bâti en resolubilisant, à l'aide d'une éponge+eau , la métylcellulose qui a servi à encoller les bandes de tension. Il en est de même pour les bandes intermédiaires en boloré + colle de pâte.
- Nous avons fait le choix de ne protéger qu'une face de l'oeuvre. Ainsi l'autre face (revers-non cartonner donc) a pu garder son caractère "souple" et adopter le comportement "d'allongement du papier canson" lorsque celui a séché. Si nous avions protégé la seconde face avec un papier boloré encollé, le papier de protection une fois sec aurait raidit l'oeuvre. Les déformations en vagues auraient été conservées car la contrainte du papier n'aurait pas été suffisante contre le papier de protection dur et sec.
-Enfin l'oeuvre a été retournée le jour d'après.
3/ Oeuvre sous cartonnage.
-Nous avons tenté un cartonnage afin d'aplanir l'oeuvre.
-Cette intervention nous permettra aussi d'intervenir sur le support pour incruster des fils ou pieces de toile aux zones lacunaires.
-L'oeuvre restera ainsi plan pendant un long lapse de temps.
-La veille, nous avons encollé une protection de surface (voilage ou facing) sur une des faces pendant que l'oeuvre était encore en extension. Le séchage a été progressif et naturel.
-Le lendemain, nous avons préparé le fond (planche de contre-plaqué) pour accueuillir l'oeuvre. Nous avons retiré l'oeuvre du bâti en resolubilisant, à l'aide d'une éponge+eau , la métylcellulose qui a servi à encoller les bandes de tension. Il en est de même pour les bandes intermédiaires en boloré + colle de pâte.
- Nous avons fait le choix de ne protéger qu'une face de l'oeuvre. Ainsi l'autre face (revers-non cartonner donc) a pu garder son caractère "souple" et adopter le comportement "d'allongement du papier canson" lorsque celui a séché. Si nous avions protégé la seconde face avec un papier boloré encollé, le papier de protection une fois sec aurait raidit l'oeuvre. Les déformations en vagues auraient été conservées car la contrainte du papier n'aurait pas été suffisante contre le papier de protection dur et sec.
-Enfin l'oeuvre a été retournée le jour d'après.
1/Séchage du papier de protection ( oeuvre en extension - verso visible)
2/ Oeuvre libérée du bâti Staro en attente de cartonnage ( recto visible)
Refixage sous enveloppe souple
- Nous avons procédé à un refixage par la face sous enveloppe souple. L'aspiration plaquait le film de mélinex ( utilisé pour la fabrication de l'enveloppe) sur l'oeuvre en extension et a permis la diffusion de la colle de poisson à 5% au niveau des lacunes.
- Nous pouvions observer la diffusion de l'adhésif sur toute l'oeuvre.
- Le refixage a été optimisé en laissant l'aspiration un long moment,pour que l'adhésif ait le temps de se diffuser autant que possible et pour qu'il ait le temps de sécher.
- Des morceaux de scotch havanne ont été posés au fur et à mesure des injections sur les petits trous pour empêcher la sortie d'air.
-Tout au long du traitement, on a surveillé ce qui se passait sur l'autre face, mais aucun inconvénient n'est apparu. -Le refixage a été fait sur les deux faces



- Nous pouvions observer la diffusion de l'adhésif sur toute l'oeuvre.
- Le refixage a été optimisé en laissant l'aspiration un long moment,pour que l'adhésif ait le temps de se diffuser autant que possible et pour qu'il ait le temps de sécher.
- Des morceaux de scotch havanne ont été posés au fur et à mesure des injections sur les petits trous pour empêcher la sortie d'air.
-Tout au long du traitement, on a surveillé ce qui se passait sur l'autre face, mais aucun inconvénient n'est apparu. -Le refixage a été fait sur les deux faces
2010-05-11
2010-03-18
POURSUITE DE LA RESTAURATION
Dévernissage au LE3. ( mélange Wolbers 70% de ligroïne et 30% d'éthanol)

Aplanissement des bords par la pression de la spatule chauffante appliquée à travers un mélinex


Nettoyage de l'oeuvre au tri-ammonium citrate à 3% ( Photo avant - après décrassage )



Extension de l'oeuvre : On a encollé des bandes de papier boloré à la colle de pâte diluée sur le pourtour de l'oeuvre ( au recto uniquement ) puis on a encollé des bandes d'intissé à la métylcellulose épaisse.
Aplanissement des bords par la pression de la spatule chauffante appliquée à travers un mélinex
L'oeuvre présentaient des retouches huileuses, apposées directement sur la support . Elle ont été retirées au Dichloroéthane et Isopropanol (60%w : 40%w). L'extrémité de la baguette a été taillée pour obtenir un tampon d'ouate plus petit pour passer la solution uniquement sur les zones retouchées. Les retouches cachaient des trous et déchirures du support.
2010-02-15
Restauration en cours...
2009-11-08
Oeuvre de mémoire (2009-2011)
L’objet de ce mémoire est une œuvre double face. Cela signifie que les deux côtés de la toile sont peints (recto et verso). En effet notre œuvre est composée de deux peintures à l’huile:
- Une"Crucifixion" et La "Charité de Saint Martin".
Dès le premier regard cette œuvre complexe interroge :
- Une"Crucifixion" et La "Charité de Saint Martin".
Dès le premier regard cette œuvre complexe interroge :
Pourquoi présente – t - elle ces deux scènes ? Quelle était sa fonction première ? Etait –ce un objet de culte ? Serait- ce une œuvre mobile où faisait-elle partie d’un volet d’autel ?
De plus ses altérations sont particulières (des crispations du support « sandwich » causent une déformation importante de la stratigraphie de l’œuvre) et me paraissent intéressantes à étudier. Ce double face comporte des contraintes de restauration nouvelles qui recommandent une autre approche de la restauration. Le système d’accrochage n’étant pas adapté à l’œuvre, il faudra en inventer un spécifique. Malgré quelques appréhensions vis-à-vis de la complexité, de la quantité de travail tant en conservation qu’en restauration et du coût total de sa réhabilitation, j’ai tout de même décidé de choisir cette œuvre comme sujet d’étude. En effet sa qualité plastique et sa dualité évidente me poussent à croire qu’elle mérite une attention particulière et qu’il serait dommage de passer à côté d’une pareille aventure pour mes dernières années d’études à l’Ecole de Condé.
Affaire à suivre....
2009-11-07
Restauration currative d'un portrait du XIXème (2009)


Ce tableau m'a donné l'occasion d'executer une restauration complète et périlleuse. Ce portrait représente un vicaire. L'oeuvre était très endommagée. Elle a été rentoilée dans le passé, et présentait des retouches épaisses et débordantes sur la couche picturale d'origine. Un jus coloré brun fut probablement ajouté après cette ancienne restauration pour cacher les altérations de la couche picturale. Les craquelures étaient ainsi "bouchées" et non visibles, les carnations de l'homme étaient quasiment orange, une signature et une date étaient aussi cachées. Le nettoyage fut délicat, un mélange de solvants : d'isopropanol 50% + Acétone 25% + Ethanol 25% a permit le retrait du jus brun mêlé au vernis.
Les retouches, qu'on pourrait nommées "repeints", n'avaient aucun intérêt historique. Cette adjonction n'était pas en adéquation avec la facture de l'oeuvre. Elle furent donc retirées. Le traitement du support fût lourd : il consista en un dé-rentoilage, décrassage du revers, consolidation du support par l'incrustation de toile aux niveaux des lacunes. Puis un rentoilage traditionnel à la colle de pâte a été réalisé avec préalablement la pose d'un gaze intermédiaire assurant la réversibilité de notre action.
Enfin nous avons terminé notre restauration, par un travail d'ordre esthétique : la retouche.
Crucifixion à trois personnages - restauration de la couche picturale- 2008




Cette oeuvre représente une Crucifixion à trois personnages : Le Christ en Croix, La Vierge Marie sur la droite du Christ et à sa gauche St Jean.
Cette oeuvre était très encrassée . Le vernis ancien était très épais, jauni et présentait des amas de vernis altérant la lisibilité de l'oeuvre. Toutes les teintes étaient assombries, le nettoyage de l'oeuvre et un dévernissage complet a rendu à l'oeuvre ces coloris d'origine.
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